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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 14:00

Titre :  De la Terre à la Lune


Auteur du livre : Jules vernes



Date de publication :    
1865, en feuilleton.



Edition :
Editeur : Martelle - 01 Novembre 2009 - 180 pages
Dessinateur : Norédine Allam
Coloriste : Studio 2HB   
        
Eléments biographiques :

Jules Verne, né le 8 février 1828 à Nantes. Il est mort le 24 mars 1905 à Amiens. C’ est un  célèbre écrivain français, dont la majeure partie de l'œuvre est consacrée à des romans d'aventures et de science-fiction. Les plus connus sont De la Terre à la Lune, Le Tour du Monde en 80 Jours, L’Ile Mystérieuse, et ont fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques ou télévisuelles. Son nom est également donné pour de nombreux trophées récompensant  des aventures sportives, des réalisations TV ou littéraires.

 

Résumé : 


A la fin de la Guerre de Sécession, le Gun Club de Baltimore et son Président, Barbicane, veulent envoyer un boulet de canon sur la Lune. une ambition grandiose et à peine imaginable. Pour ce faire,  ils organisent une collecte de fonds mondiale. Après avoir récolté l’argent nécessaire, le projet prend forme sous la forme d'un immense canon qu’ils l’installent en Floride en raison de différentes contraintes.
C’est alors que Michel Ardan propose de fabriquer un projectile creux dans lequel pourrait se loger plusieurs personnes pour aller sur la lune.  Nicholl, adversaire et rival de Barbicane, s’y oppose fermement, jusqu’à ce qu’il obtienne la garantie de participer à ce voyage. 
Le jour J arrive, mais après une grande excitation, c’est la consternation qui attend les spectateurs : impossible de suivre la trajectoire du boulet creux, les nuages sont trop épais. La joie est finalement au rendez-vous quand ils aperçoivent le boulet en orbite autour de la Lune.




Portrait de personnages :

 Impey Barbicane, président du Gun Club.
« Impey Barbicane était un homme de quarante ans, calme, froid, austère, d’un esprit éminemment sérieux et concentré ; exact comme un chronomètre, d’un tempérament à toute épreuve, d’un caractère inébranlable. »
Michel Ardan.
« C’était un homme de quarante-deux ans, grand, mais un peu voûté déjà [..] Sa tête forte, véritable hure de lion, secouait par instants une chevelure ardente [..] la physionomie de ce personnage les signes indiscutables de la combativité, c’est-à-dire du courage dans le danger et de la tendance à briser les obstacles ; ceux de la bienveillance et ceux de la merveillosité, instinct qui porte certains tempéraments à se passionner pour les choses surhumaines. »
Capitaine Nicholl.
Il est l'ennemi  et l’adversaire de Barbicane , du moins au tout début du roman. Il devient son compagnon de voyage vers la lune.



Critique :

Les personnages de Jules Verne sont toujours aussi bien décrits et ciselés. L’intrigue nous plonge dans un récit passionnant avec une dualité entre deux hommes forts en caractères et en conviction. La Quête scientifique est grandiose pour l’époque, et chatouille avec bonheur l’imagination du lecteur, comme celle des spectateurs qui se passionnent pour une telle aventure.

L’intérêt de ce roman d’anticipation (pour l’époque), pour faire court est double. D’une part, Jules Verne a apporté une contribution majeure au voyage sur/vers la Lune - un thème/fantasme récurrent de la littérature mondiale ( on peut  associer De la Terre à la Lune (1865) à  Autour de la Lune (1870)). En effet,  il fait preuve d’un grand soin dans son traitements des données et d’un réalisme nouveau pour l’époque.  D’autre part, Jules Vernes nous offre une oeuvre de vulgarisation scientifique, notamment avec les  notions de balistique qu’il décrit.

Jules Verne a révolutionné ce genre littéraire. C’est également un génial anticipateur, il a décrit  parfois dans ses moindres détails, la conquête spatiale de la fin du XXe siècle.


Slogan : 
Trajet Direct en 97 Heures 20 Minutes !

Niveau de lecture : Débutant - Tout Age

Bonne initiation à des principes fondamentaux de la physique (même s'il existe des erreurs) !!!

 

Mise à jour du Manuel de l'Amateur de SF Débutant.

Pour aller plus loin :

Naufragés Volontaires

Scifi Universe

 

Pour les challenges :

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Par lutin mâtin - Publié dans : lecture
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 10:37

La Planète des Singes (1968)

est inspiré du roman éponyme de Pierre Boulle, publié en 1963.

Réalisateur: Franklin J. Schaffner

Résumé :
Parti en 1972, l'engin spatial américain Icare, avec à son bord quatre membres d'équipage, traverse une brèche de l'espace-temps à la vitesse de la lumière. Au terme d'un voyage de 18 mois, le vaisseau s'écrase en 3978 sur une mystérieuse planète, au cœur d'une région désertique. Les trois survivants du crash, le capitaine George Taylor, ainsi que les lieutenants John Landon et Thomas Dodge errent plusieurs jours dans le désert.
Après plusieurs jours de solitudes, ils découvrent que ce monde est peuplé d'hommes primitifs dominés par une race de singes très évolués. Bientôt, Dodge est abattu par les singes, Landon capturé, de même que Taylor, de surcroît blessé à la gorge. Deux scientifiques, Zira et Cornélius, s'intéressent de près à Taylor...

Acteurs : Charlton Heston, Roddy Mcdowall, Kim Hunter

Critique :
Adapté du roman de Pierre Boulle, ce film reste l'un des chefs d'oeuvre du cinéma de science-fiction. Aujourd’hui encore, soit près de 50 ans après sa sortie, les tentatives de ré-adaptation, de remake ne parviennent pas en altérer la saveur, ni à l’égaler, encore moins à le surpasser.  Les messages que cette oeuvre véhicule - éternel message d’actualité (malheureusement) - sont classiques : l’humanité et sa diversité, la science et la religion, la gouvernance, l’esclavage, la dominance...

Néanmoins, pour autant, ce classicisme, ne lasse pas. Bien au contraire.  En effet, le film est servi par un scénario proche de la perfection,  une mise en scène maîtrisée, sobre et bien rythmée, bref moderne. L’interprétation est magistrale.

Et que dire de la musique et de l’image qui souviennent le film pour en faire ce monument incontournable.  Oui, finalement tous les aspects d’un film sont en symbiose et permettent de délivrer cette partition sans faille.

L'esprit et les thèmes de l'oeuvre originale sont bien conservés, et le scénario s’en éloigne que légèrement jusqu’au fameux final. Un choc, une émotion pure et profonde, un bouleversement inattendu pour ma part. Je l’ai vu pour la première fois, il y a une vingtaine d’année et je ne crois pas qu’une seule oeuvre cinématographique ait pu rivaliser sur ce point là.

Une fin d’anthologie. La référence du genre quoi.


Le Blue-ray :
Le transfert pour le blu-ray est très bien réussi avec un effet légèrement granuleux qui lui donne une authenticité agréable. Les nombreux bonus sont passionnants.


La Planète des singes engendra de nombreuses suites et films dérivés. Tout d'abord Le Secret de la planète des singes (1970)., Puis, Les Évadés de la planète des singes (1971), dont les héros principaux sont Kim Hunter et Roddy McDowall. Contrairement aux deux précédents volets, l'action se déroule dans le présent.
Suivent ensuite La Conquête de la planète des singes (1972), qui révèle comment les singes ont pris le pouvoir, puis La Bataille de la planète des singes (1973), épisode qui voit les humains et les singes vivre en paix.


En 1974, une série télévisée fut créée, nommée également La Planète des singes ; elle est complètement indépendante de la série de cinq films. Faute de succès, elle s'arrêta au bout d'une saison de 14 épisodes.


En 2001, Tim Burton réalisa un reboot, nommé encore une fois La planète des singes, qui donne une autre explication à l'apparition des singes. Charlton Heston et Linda Harrison sont les seuls acteurs du 1er film à apparaître dans ce remake.
En 2011 sort La Planète des singes : Les Origines.


Le roman débute par Jinn et Phylis qui découvrent lors d’un voyage interplanétaire un manuscrit écrit par le journaliste Ulysse Mérou. Dans le film, c'est le capitaine Taylor, en compagnie de deux astronomes, qui est parti à la conquête de l’espace à bord d’un vaisseau spatial, qui atterrit sur une planète inconnue. Or, dans le roman, le personnage central est Ulysse, et non l’astronaute Georges Taylor du film. Certains personnages importants du roman ont été supprimés : par exemple, le personnage de Hector, le chimpanzé qui a accompagné l’équipage lors de son expédition, les expériences répétées sur les hommes et plus particulièrement sur Ulysse. Et dans le film Zira devient la psychanalyste du comportement animal.

Dans le roman, les hommes primitifs sont nus, les singes sont techniquement plus avancés : ils ont des automobiles, des téléviseurs, des avions. (différences liées au budget restreint pour le film)

La fin diverge. Mais chuttttttt! C’est à découvrir par soi-même.

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Par lutin mâtin
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 10:41

La Planète des Singes (1963)

Roman de Pierre Boulle

L’auteur:
«La Planète des Singes» est à l'origine un roman de l’ auteur français Pierre Boulle. Ce dernier est né en 1912 à Avignon. Ingénieur de l'Ecole Supérieure d'Electricité, il part travailler dans la culture d'hévéa en Malaisie puis est mobilisé en Indochine en 1939. Il retourne en Malaisie en 1941 où il rejoint les Forces Françaises Libres (FFL) qui se battent contre l'occupation japonaise. Fait prisonnier, il s'évade en 1944 et est rapatrié en France. Après un nouveau séjour en Malaisie et au Cameroun, il se fixe à Paris et se met à écrire.

Résumé :
Une mission d’exploration est expédiée vers un autre système planétaire :  l'étoile Bételgeuse. Le professeur Antelle, son second Arthur Levain et le journaliste Ulysse Mérou, observent à la surface de l'une des planètes des signes de la présence d'une civilisation avancée : routes, agglomérations, super-structures, etc..
Une fois à la surface, les 3 explorateurs découvrent avec surprise l’espèce dominante : trois espèces simiesques parfaitement bipèdes, doués de la parole, maîtrisant les sciences, possédant une organisation sociale, politique et religieuse. 

Ils remarquent également l’existence d’une autre espèce bipède dépourvue de fourrure qui ressemble étrangement aux êtres humains. A l’inverse de la Terre, ces humains ne sont guère évolués, et servent d’esclaves, d’animaux de compagnie au mieux et le plus souvent de sujets d’expériences.

Critique :
Avec un texte assez court et relativement simple, le lecteur pourrait être en présence d’un roman de SF bien tenu, agréable mais un brin naïf. Il n’en est rien. Pierre Boulle nous pousse à la réflexion sur divers thèmes relativement «universels» :  la hiérarchie sociale, la place et l’imbrication de la religion dans cette organisation, la sexualité et une lointaine contrepartie, la bestialité. Bref, nos différences et nos divergences, avec au final une thématique chère à la SF : l’humanité.

L’écriture de Boulle sans fioritures, simple (et non simpliste) est efficace. Il nous propose le point de vue d’un observateur extérieur grâce aux positions respectives des hommes et des singes. Effectivement, difficile de s’identifier à l’un ou à l’autre tant nous semblons en être éloignés et cet artifice permet au lecteur de poser sur les protagonistes et cette société un oeil objectif, curieux et intéressé.
Sans - paradoxalement - en être réellement surpris, sans être finalement réellement étranger à tous ces comportements.

La chute finale, quant à elle... est ironique ?

 

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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 10:33

Une question demeurait en suspend depuis le dernier épisode de la saison 2. Qu’était-il advenu de la relation entre Lee et Kara ? Pourquoi ces rapports froid et distant ?

BSG nous entraîne cette fois-ci sur un chemin différent, un épisode orienté vers l'introspection et l’étude des personnages. Il est difficilement qualifiable, certainement pas un épisode fil rouge destiné à faire progresser l’intrigue, ni un pur stand-alone tant les événements et les interactions entre les personnages ont et vont impacté cette saison 3.

Et les combats de boxe, contrairement au match d’ouverture, entre Lee et Helo, vont rapidement dégénéré en règlements de compte contre l’autre, et surtout contre soi.

                                 

Mais, l'histoire commence un peu avant, sur New Caprica....

1 New Caprica : L’art de se bercer d’illusions
Une image à l’opposée de l’univers habituel de BSG, c’est l’optimisme et l’espoir qui dominent cette époque sur la terre ferme de NC. C’est le temps de la fête, du rire et de l’amour. Ce qui reste de l’humanité semble nager dans le bonheur, et les cylons sont si loin, si absents...

                                   

Et tous veulent y croire. Tous. En passant du Président Baltar, à l’amiral, Laura Roslin, Tigh, Lee, Kara, etc.

                                    

C’est un nouveau départ, et ayant connu la fin du monde, le danger le plus périlleux et une traque sans fin, ils plongent tous dans cette aventure. Chacun d’entre eux, chacun d’entre nous, ne désire au fond de soit que le bonheur, la paix et la prospérité. Alors quand, cela se présente enfin, après le cataclysme, ils saisissent cette opportunité sans arrière pensée, et peut-être au détriment du sens des réalités.

Effectivement, la scène d’inauguration ne fait pas qu’inaugurer un nouveau bâtiment, maisune nouvelle ère. Alors, pourquoi ne pas en profiter, pour faire une pause, pourquoi ne pas envisager que tout est bien fini ! Après toutes leurs dures épreuves, ne l’ont-ils pas méritée ?

                                   

2 Relation entre les personnages : L’art d’aimer.

Tigh et Ellen, pas l’intermédiaire d’une apparence assez brève parviennent à nous émouvoir de leur amour profond, et solide.

                                      

Roslin et Adama, nous offrent des scènes d’une grande subtilité et complicité, si justes et si brillantes. Elle flirte avec lui ouvertement !!!

                                             

“Adama: I've got people that want to get off the ship and move down here.
Roslin: Can't say I blame them. I mean what are you going to do?”

                                         

Bref, Bill est loin d’être insensible à son charme. Il remarque la superbe robe rouge, l’apprécie ouvertement tant par son regard que par ses mots. Et, ils ne sont pas loin d’envisager une relation amoureuse.  

                                            

A la fin du combat d’Adama, inversement à « Ressurection Ship 2 », c’est Roslin qui le soutient…

                                        

Kara, Lee, Dualla, Anders

Je crois qu’à la fin de cet épisode, ni Anders, ni Dee n’ont la moindre illusion sur les raisons de leur mariage.

                                      

Kara est une combattante dans l’âme et son seul moyen de s’exprimer se trouve dans le combat. Elle succombe à son amour et/ou attraction pour Lee, puis adopte un comportement typique : elle fuit ses sentiments, blesse Lee pour qu’il se détourne d’elle et épouse un homme pour de mauvaises raisons. A priori, elle ne se considère pas digne d’amour.

                                  


Lee, ne fait guère mieux…. Quel âge a-t-il ?

                                         

Leurs échanges sont travaillés de manière diamétralement opposée. D’un côté, ils parviennent enfin à se trouver, et à se découvrir, mais c’est pour s’infliger de plus grandes douleurs. Et la scène finale est une de leurs plus belles ensembles, un aveu en soi.

     

3 Le leadership : L’art de commander

La scène de combat entre Adama et  Tyrol est très forte, difficile à regarder à la fin. Je reste persuadée que ce dernier est à la mesure de l’Amiral, mais qu’il se laisse malmené dans un double but. Premièrement, il a besoin de se punir, se sentant responsable, coupable d’avoir baisser sa garde, et deuxièmement, il faut qu’il montre à son équipe, qu’il n’est pas infaillible, que lui aussi est vulnérable.

 

C’est le terme de l’arc de la saison 3 pour Adama, il a engrangé toute cette culpabilité (Héro, le montre clairement), mais maintenant il faut crever l’abcès, partir sur de nouvelles bases.

                    

Le discours qu’il fait à son équipage est une nouvelle fois poignant et emblématique. Il a failli à sa tâche. En tant que chef, leader, il est devenue trop abordable. Il a laisse son cœur parler en place de sa raison. (les scènes Adama, Tyrol et Cally). Un chef ne peut pas être trop dur, mais, l’inverse est tout aussi vrai. Le chef est seul.

                     

En outre, ce discours ne se contente pas uniquement de le mettre en cause. Ainsi, à l’image de toute institution militaire, le leadership se décline aux échelons inférieurs, à toute personne en position de responsabilité. C’est également une faillite collective.

Tyrol le comprend immédiatement, et s’empresse de rejoindre son personnel pour réparer le raptor.

 4 Mythologie BSG : L’art de BSG

 Cet épisode n’offre pas la même richesse du point de vue de l’intrigue propre à nos fuyards, cependant, il parvient à être très intense et riche.

 Nous noterons qu’ils doivent posséder une législation plus bienveillante en matière de drogue douce…. Adama et Roslin fument des pétards made in NC. Un point que les auteurs de BSG ont du défendre bec et ongles auprès de la chaîne !

                               

Le thème cher à Moore, l’arc d’Adama, qui en fait débute dans la saison 1 pour s’exprimer pleinement dans la saison 3. Peut-être verrons nous dorénavant, un Amiral plus équilibré entre son amour pour sa famille et les devoirs de sa charge ?

5 Les plus et les moins

 Pas une seule scène de Sci Fi ! Les batilles commencent à me manquer.

Les interprétations sont magnifiques.

Les personnages secondaires sont bien présents et consistants.

Tigh et Adama ont une seule courte scène mais, très éloquente de leur amitié retrouvée.

L’image est pour une fois très gaie et colorée et souligne bien cette période d’espoir et d’optimisme. Parfaite.

 Je suis surprise que William Adama passe à côté du désarroi de son fils…

                                          

Un épisode un peu trop axé sur la relation entre Lee et Kara, il serait préférable d’avoir un peu plus de modération et de profiter de belles scènes entre eux tout au long de la saison, pour ne pas lasser, et puis un peu d’attente n’est jamais mauvais. 

 

En conclusion

Cet épisode va difficilement contenter les purs et durs de la SF, en revanche, pour les autres pour qui les relations entre les personnages sont une partie incontournable de BSG, il les ravira.

 Il est culotté, magnifiquement interprété, l’image, la musique et la mise en scène sont à la hauteur des interprétations.

 Un épisode où finalement, l’optimisme domine.

 


Acteurs :                          2/2

Scénario :                         2/2

Direction :                        1/2                                     

Mythologie BSG :              1/2

Originalité :                      1/1

 

Son, photo :                     1/1


          Note générale : 8/10

Par lutin mâtin - Publié dans : Battlestar Galactica
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 12:27

 

 

Tigh is back 

Cet épisode rompt quelque peu avec les précédents. BSG fait une brève excursion dans le passé d’un membre clé de la série, et nous apporte un éclairage nouveau, sur lui, mais aussi sur l’ambiance d’avant guerre chez les coloniaux. Même si certaines maladresses réduisent sa portée et son impact, il demeure un  bon épisode.

                              
Il annonce également le retour du colonel Tigh.

1 le vaisseau Cylon : enquête d’importance.

                              
Entre le voile de la vie et de la mort, D'Anna Biers aperçoit 5 silhouettes, et nous laisse clairement comprendre sa surprise, son ébahissement et sa joie. Je pense qu'il s'agit des 5 cylons "manquant"; ils sont à priori d'une importance capitale, et un grand mystère les entoure... à tel point qu’ils deviennent un objet de curiosité  et de quête pour l’un d’entre eux.

 

La mise en scène est très symbolique, les rêves, la fin de ligne ‘end of line’, mais c’est efficace et renforce notre curiosité. Il faut dire que cette cylon est d’une curiosité insatiable, un peu déjantée avec son exploration du sexe, de la mort et de la résurrection.

                              Apparté : chapeau à l'équipe, c'est bien la première fois que je vois un ménage à trois dans une série de ce style (non loufoque), surtout en songeant que les USA sont assez prudes en la matière.....
                              

2 L’arrivée de Bulldog : entrevue du déclenchement des hostilités?


Une évasion. Des retrouvailles. La découverte d'une action douteuse ayant entraînée de graves conséquences. Une tentative de vengeance.

                              

Bulldog est un officier qui a servi sous les ordres d’Adama, qui s’est fait descendre où il n’aurait pas du être et qui s’est fait capturé par les cylons en patrouille dans la zone. Il s’est échappé en tuant d’un magistral coup de poing un n°3.

Adama se souvient que l’Amirauté à ordonner cette mission d’espionnage, et par conséquent prend peu à peu conscience que l’échec de la mission, la découverte de cet intrus au-delà de la ligne d’armistice a peut-être provoqué le déclenchement des hostilité, car il s’agissait de la part des coloniaux d’un véritable acte de guerre.

Nous autres spectateurs savons pertinemment que cette guerre est planifiée depuis de nombreuses années; et pour appuyer ce concept, les scénaristes font en sorte que la mission top secret se déroule 1 an avant l'attaque, c'est-à-dire, 1 an après l'infiltration de n°6...

Le noir secret d'Adama ne brise pas le charisme du personnage ni sa probité. Il n'y est pour rien.

Cet épisode nous éclaire sur quelques points.

Nous savons maintenant que la situation et les rapports entre la présidence et les militaires étaient tendus, que ces derniers n’avaient pas confiance en Adar et qu’ils pensaient (à juste titre) que les coloniaux dormaient sur leurs lauriers.

 De là à penser que l’Amirauté avait en son sein des va-t-en guerre, il n’y a qu’un pas. Qui sait quelles autres actions a-t-elle a menée en douce ?

                              

« Hero » nous apporte aussi de nouveaux éléments concernant Adama, et nous pouvons le comprendre davantage, notamment l'attachement particulier et implacable que Bill éprouve à ne laisser personne derrière (saison 1). Cette expérience passée lui laissé beaucoup d'amertume et de culpabilité.



Maintenant, revenons sur cette certitude d'Adama. Sa responsabilité et son sentiment de  culpabilité. Je vous rappellerai le sombre et surprenant discours qu’il a prononcer dans la mini série à la cérémonie.       

Nous sentons très bien qu'Adama se sent responsable, qu'il culpabilise depuis de nombreux épisodes, sans doute inconsciemment depuis le début, même s'il dénit cet état d’esprit devant Sharon. Une culpabilité, par nature est totalement irrationnelle, incontrôlable, irraisonnée.

                              

 Elle est d’autant plus amère et prenante pour un Adama avec un sens de l’honneur et une moralité aussi prononcés.

 



L'histoire de Bulldog n'en est que le catalyseur. Et je vois cet épisode comme une continuité, un crescendo dans un arc particulier d'Adama. Il faut attendre que sa bulle éclate!
                                    
Les cylons sont les champions de la manipulation!

3 Mythologie BSG

La chronologie n'est pas parfaite mais moins incohérente que ce que j'ai pu lire.

L'attaque des Colonies s'est passée, il y a entre 2 ans et au maximum 2 ans et demi.

La mission top secret de Bulldog a échoué 1 an avant l'attaque, soit il y a 3 ans et demi au maximum, et Adama commandait le BSG  Walkyrie. Donc durant l'année ##348. (Cet échec a coûté sa fin de carrière à Adama, il a dû être muté sur le Battlestars Galactica très peu de temps après... Fait ô combien réaliste!)
                                 
Ils sont en ##350 ou ##351.

Pour ce qui est des liens entre les différents personnages et la durée de leur service sous les ordres d'Adama, dans l'Armée et dans la Marine en particulier (à quoi fait plus ou moins référence BSG, the Old Man = le Pacha), plusieurs officiers et officiers mariniers peuvent être affectés simultanément sur le même bâtiment surtout s'ils sont co-optés.
Ainsi, il n'est pas anormal, ni surprenant que Tigh, Kelly, Gaeta, Tyrol servent sous ses ordres depuis plusieurs années, sans pour autant avoir servi spécifiquement sur Galactica.
                                 


Le thème principal de l’épisode est donc la culpabilité.

4 les relations entre personnages

Adama/Tigh Une évolution bienvenue de Tigh!

La relation entre les anciens amis (temporaire) est a priori consommée. Bill vient voir Tigh après l’arrivée de Bulldof, et il se montre dur et vindicatif.

                        

« Es-tu venu voir ton ami ou ton XO ? Car la dernière fois que j’ai vérifié, je n’étais ni l’un ni l’autre. »

 

Il est vache car il vend son patron quand même, mais il finit par mettre sa rancoeur et son amertume au placard, et va jusqu'à faire le premier pas en fin d'épisode. Il va pouvoir se confier à Bill au sujet d'Ellen. Il a besoin de parler. C’est lui qui se rachète et sauve son ami.

                           

Adama/Lee
Les liens père fils sont en bonne voie, car c'est à Lee que Bill choisit de confier sa détresse et son secret. Une attitude qui a surpris Apollo car, il n’est pas en mesure de trouver les mots justes pour le convaincre de prendre au moins du recul.

                           

Bill et Laura.

Mais, elle tente de l'amadouer!!! Elle flirte avec lui ! Avec ses sourires, ses postures...
                           
Bref, c'est elle la voix de la raison! Et malgré des propos durs "...même si cela doit vous tuer", elle le considère réellement comme Héro. Le châtiment est parfait, pour un homme d'honneur et de grands principes comme Adama.

 

Cette scène est un parfait parallèle avec celle entre Adama et Tyrol dans la saison 2, durant laquelle l'amiral le sanctionne d'une manière presque similaire. Et avec celle en fin de saison 2 où Adama la convainc de ne pas truquer les élections. Similitude dans la sanction, puis dans les postures et l’inversement des rôles.
                           
Je rajouterais, que Roslin sait parfaitement s'y prendre avec son Amiral. Ils se connaissent très bien. Elle devine quand il lui ment, elle sait le faire plier.

                                   

5 Les plus et les moins

- Que le raider cylon puisse communiquer avec le Galactica est un peu gros, mais passons, nous savons que les cylons ont largement facilité et encouragé cette évasion.

- A priori, les cylons savent où se trouve la Flotte. Pourquoi n'attaquent-ils pas?

- Starbuck va voir directement Tigh après sa découverte. C’est un peu éculé et destiné à renforcer le suspens.
                                 
- Des scènes interverties à la fin, mais l'épisode est bien plus satisfaisant de cette manière.
                              
- j'ai adoré la violence contenue dans le geste de colère d'Adama. Parfait!
                              
- 2 scènes particulièrement brillantes : Adama / Roslin dans C1 et Adama/ Tigh à la fin.
                              

                             

En conclusion :

Episode assez classique et dans sa conception et dans sa réalisation. Bien ficelé. De bons moments, d’excellentes scènes qui nous montrent le talent des acteurs, mais relativement moyen au niveau du scénario, il n'ajoute pas grand'chose à ce que l'on savait déjà de William Adama.

                               


Acteurs                      2/2
Direction                   1,5/2
Scénario                    1/2         Note générale : 7/10
Mythologie bsg         1/2
Originalité                 0,5/1
Photo,music              1/1

 

Note générale : 7/10

 

Par lutin mâtin - Publié dans : Battlestar Galactica
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