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Bankgreen

Bankgreen

 

Auteur du livre : Di Rollo Thierry 



 



Edition :


Le Belial.  370 pages. Préface de Pierre Pelot.


Date de publication :10 février 2011.


Résumé :
Bankgreen est une planète particulière rythmée par des cycles différents dont l’Eveil et le Sommeil. Durant cette dernière phase, elle est recouverte d’une couche de nève d’une blancheur «immaculée» et baignée de clartés tout en nuances de mauve. Mordred, le protagoniste principal mystérieux et tout de métal vêtu, en est un des derniers varaniers. Monté sur un immense varan, Rod, il participe à la guerre de l’Orman qui doit décider de la maitrise de l’exploitation de mines.
A l’issue du conflit, il devient le représentant de son espèce. Cet être froid et implacable, côtoyant la Mort comme une proche amie, ne peut rester impassible devant cette solitude. La quête de la signification de son immortalité devient pressante et vitale. La rencontre avec le jeune Niobo, un Shore, va changer le destin des deux «entités».



Critique :


Le style de Di rollo est bien présent quelque soit le genre dans lequel il choisit de nous livrer sa prose. L’écriture est envoûtante, la plume très poétique. L’auteur décrit une Bankgreen d’une beauté étrange et fascinante, toute une atmosphère ouatée blanche et mauve (sauf la nuit), mais rude et dangereuse. En fait Bankgreen qui pourrait être considérée  comme le personnage principal de l’oeuvre, semble à la fois fragile et délicate,  mais également traître et implacable.


Le roman est parsemé de quelques «vignettes» - sur les entités, sur la veuve d’un guerrier, etc..- qui associées au style de l’auteur forment une série de haikus des plus relevés.
La litanie «Sur Bankgreen tout à une raison» renforce la poésie du texte en le rythmant régulièrement. Elle sert également à  justifier l’exploitation des peuples (les mineurs, les rats éborgnés, etc..)  par des dirigeant de ce monde-là, et parfois, elle est utilisé jusqu’à l’absurde.


Néanmoins, le thème principal, récurent dans l’oeuvre de Di Rollo est la mort. Nous l’abordons en compagnie de Mordred. Le varanier parcourt Bankgreen à la recherche d’un sens à son immortalité - suite à la disparition de tous ces compagnons varaniers. Une position d’autant plus paradoxale que Mordred voit la mort «partout» : il connait les circonstances de la mort de chacun des êtres qu’il croise... A l’unisson de ce dernier, le lecteur fait sienne cette quête.


Cependant, à la différence des autres romans de Thierry Di Rollo que j’ai lu, l’univers de Bankgreen n’est pas dénué d’espoir, certes fragile, mais bien réel.


Bankgreen est donc un roman de Fantasy d’une profondeur rarement atteinte.  Il est écrit avec beaucoup de poésie, et l’auteur nous livre un roman d’une grande beauté. On pourrait éventuellement reprocher que cette association entre un récit poétique et un univers fascinant mette quelque peu l’intrigue au second plan, mais cela serait vraiment chipoter !...

En Bref : Un très bon roman, incontournable pour les amateurs de belle plumes et d’originalité !


T. 24/03/2011 08:30



Bonjour, Lutin.


Et un grand merci pour cette chronique. Elle m'a fait chaud au coeur. Vraiment.


T. Di R.