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BSG saison 3 : Precipice (episode 2)

Battelstar Galactica saison 3 episode 2

 

 

Au bord du gouffre

 
Le deuxième épisode de la saison 3 a été diffusé consécutivement au premier et s’affiche dans sa continuité : noirceur et désespoir. La délivrance ne nous attend pas à la fin, pas plus que pour nos héros.

 En revanche, ce dernier joue encore davantage sur les points qui font mal, sur l’histoire et l’actualité récente en réussissant le tour de force d’exposer efficacement les problématiques sans entrer dans une polémique stérile!

                           

1 New Caprica : A situation désespérée…

 

Après l’attentat suicide, les cylons décident de durcir leur position par rapport aux humains et jettent en prison tous les anciens responsables ou figures de l’ex Flotte. Dont Laura Roslin. Baltar lui rend visite et lui enjoint de prendre une position publique contre ce genre de procédés, en échange de sa protection. Elle refuse. Il la fait libérer.

                                            

Baltar va même jusqu’à se voiler la face quant à l’existence de tortures, commis par des humains… Il est ironique de noter la façon dont il fait appel à sa conscience, lui-même travailler par la sienne.

 Et les tourments de la conscience n’agitent pas que lui.

                                                      

Jammer éprouve beaucoup de peines à trouver une quelconque justification à son intégration dans les forces de police de NC. Et son remords est encore plus conséquent lorsqu’il doit diriger la rafle nocturne dont Cally- ancienne collègue et amie – fait partie.

                                  

La relation avec l’histoire moderne et la nette allusion à la période du III° Reich et la gestapo tombe dans le mille. Le sentiment d’oppression et de traque est parfaitement rendu.

                                               

Il est tout aussi intéressant de noter, que Tyrol considère Jammer comme un des leurs et Gaeta comme un traître.

                        

Et donc, le thème du jour enchaîne avec un autre aspect noir de l’être humain : la trahison.

 
Alors que les affaires de nos résistants (ou nos insurgés suivant le point de vue) paraissent connaître une éclaircie, le coup bas vient d’un côté inattendu. C’est Ellen qui va les trahir, les vendre aux cylons au nom de l’amour. C’est à la fois, désastreux, poignant et …. Pardonnable ?

                                  

Mais, tout empire, et finalement alors que nous finissions l’épisode précédent sur une fragile note d’espoir, là tout tourne à la catastrophe. Les gens enlevés lors des rafles font face maintenant à un peloton d’exécution et les secours sont attendus par un comité d’accueil…

                               

Et même si Jammer délivre Cally, cela suffira-t-il à sa rédemption ?

 

2 Le Galactica : …mesures désespérées.


A bord du Galactica, les officiers travaillent sur un plan pour libérer leurs compagnons de NC. Mais, cela ne se fait pas sans grimace, surtout Lee Adama qui est horrifié à l’idée que son père fasse confiance à une cylon.

A cela il faut ajouter, que la situation n’est pas enviable : peu de combattants, pas de clés de lancement et les incertitudes sur les pilotes disponibles.

                                             

 
Mais Adama est déterminé, et lui aussi a un plan… Il réinstalle Sharon comme officier, et l’envoie en agent de liaison sur NC. Il est prêt à  risquer le tout pour le tout pour les sauver ? Il ne peut les abandonner, même s’il accorde de bonne grâce à son fils, qu’il n’a pas le droit de jouer avec l’ensemble des survivants.

 
Ceci dit, je ne suis pas certaine que ce soit le mauvais choix, car préserver une race avec à peine 2000 spécimens, cela laisse penseur…

                              

3 La mythologie BSG : des conséquences inattendues

 
Les cylons sont confrontés à une situation qui leur échappe (cela ne vous rappelle-t-il rien ?) et non prévue. Le peuple a besoin d’espoir, sinon, s’il n’a plus rien à perdre, il devient incontrôlable.

 

Leurs plans tombent à l’eau.

                                   

Les cylons se différencient eux aussi les uns des autres, pas simplement de modèles en modèles, mais aussi au sein de la même série. Leur position définitive n’est pas encore acquise. Et, à priori, ce sera la justice de Dieu qui tranchera.

 Un des épisodes les plus riches en thématique : espoir, désespoir, attentats, trahison, consciences, remords. Nombres de sentiments humains dérangeants sont ici exploités.

 

4 Interactions : et des situations ambivalentes

 

Kara, Leoben, Kacey

Leoben va  encore plus loin dans la manipulation et la pression psychologique pour briser Kara. L’attirance est maintenant là, elle est vénéneuse et perverse. Et, Kara, qui malgré sa carapace finit par craquer pour cet adorable bout de choux qui est censée être sa fille. La relation triangulaire est complexe et brillamment interprétée. Elle reste en suspend, tout comme nous, juste au moment ou elle leur prend la main…

 

Adama et Sharon

Toujours cette relation, ici aussi bizarre et quelque peu angoissante. Adama est vraiment prêt à prendre tous les risques. Leur lien peut être mis en parallèle avec la relation Kara/Leoben sans être aussi perverse, elle est ambiguë et inquiétante.

 

Adama et Lee

Malgré une embrassade, ils ne sont pas sur la même longueur d’onde, et Lee ne s’efforce pas de comprendre son père. Ils n’arrivent pas à s’atteindre.

                                              

5 Les plus et moins

 Les personnages principaux de la série sont très peu exploiter dans cet épisode, essentiellement consacré aux seconds rôles. C’est le deuxième de la saison qui leur fait une part belle.

 L’action d’un cylon peut elle contre balancer les décisions du reste de ses congénères ?

 Une fin sur « to be continued… »

 L’évolution de Baltar et de ses tourments, il commence même à se mépriser.

 Une note d’humour cependant dans le dialogue Zarek/ Roslin

                                       

 “Zarek: Tell me something Laura, last year, you tried to steal an election didn't you?
  Roslin: Yes I did, Tom.
  Zarek: Ha-ha-ha. I wish you'd gone through with it.
 
Roslin: Me too. »


La musique et l’image sont tout à fait à la hauteur de cet épisode, en soulignant la mélancolie et la noirceur.

Une richesse rarement égalée. La complexité de l’être humain mis réellement en valeur.

 

De toutes petites longueurs qui rompent la force de la narration.

                                        
               

Un épisode d’une grande richesse, très bien réalisé, servi par une interprétation de haut niveau, une image et un son impeccables. Toujours très noir et pesant.

                           


Acteurs :                          2/2

Scénario :                        2/2

Direction :                     1,5/2                                     Note générale : 9,5/10

Mythologie BSG :           2/2

Originalité :                      1/1

Son, photo :             1/1 
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Clovis Simard 11/07/2012 00:34


Blog(fermaton.over-blog.com),No-14. THÉORÈME DE HIGGS. - Un dieu qui a le vertige ?