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La Guerre en Science-Fiction

La Guerre en Science-fiction

Ce genre - la Science Fiction -  est bien loin de la vacuité et de la légèreté que lui prête l'opinion "commune". Il est en effet un vecteur efficace de la pensée et de l'analyse du monde qui nous entoure. Aujourd'hui, je vous propose un petit thème relatif au traitement de la guerre en science fiction. 

Evidemment, beaucoup d'"auteurs " ( au sens large) se sont essayés sur ce sujet,. Cependant, il serait inintéressant le lister l'ensemble des oeuvres traitant de près - ou de loin - ce thème de la guerre. Une base de donnée s'avèrerait bien plus efficace que moi.

Aussi, vais-je tenter de dégager les 10/12 oeuvres incontournables selon les critères ci-dessus dégagés :

- SF, et non pas le seul Space-Opéra,

- La description effective d'un conflit ( pas avant et pas après),

- Une réflexion, une thématique secondaire,

- Aucun média n'est écarté.

 

1- Starship Troopers de R. Heinlein (roman)

La Guerre en SF

 

Est-il besoin de présenter ce monument ?

Il s'agit du récit d'un conflit opposant l'humanité et une race extra-terrestre, particulièrement belliqueuse. Un trait caractèristique : elle tienne plus de nos insecte que le l'humanoïde. Le lecteur suit l'évolution d'un soldat d'infanterie, de son engagement à ses combats sanglants, en passant pas ses classes.

Mais il s'agit surtout d'une réflexion globale dont la guerre est le"levier" : l'être humain, le citoyen, la société et la hiérachie sociale, la démocratie, ect...Le tout avec une ambiance prenante, la description d'une organisation militaire impeccable et beaucoup de créativité. Souvent taxé de roman "réac'" en France, c'est justement toute l'ironie : le propos d'Heinlein en est l'opposé.

Culte et indispensable.

 

2- La Guerre des Mondes de H.G. Wells (roman)

La Guerre en SF

La Guerre des Mondes devait figurer ici. Non seulement, les qualités intrinsèques et la réflexion menée par Wells le justifient, mais il est la première référence du genre.:. datant de1898. En effet, Well imagiine le tout premier conflit interstellaire. Imaginez, la découverte des premiers lecteurs : un choc de voir notre planète dévastée dès les premiers chapitres. C'est une sensation assez viscérale qui nous est offferte, et la fin est...savoureuse.

Le film avec T. Cruise, ne lui arrive pas à la cheville.

 

3- La Guerre Eternelle de J. Haldeman (roman)

Prix Nebua, Prix Hugo et prix Locus (excusez du peu!)

 

La Guerre en SF

Un roman qui s'intéresse à plusieurs aspects : la guerre et la relativité. Loin d'être anti-militariste, cette oeuvre s'avère être un appel à la raison et un plaidoyer contre les conflits. Elle dépeint une guerre contre une race extratrerrestre qui s'étale sur plusieurs décennie alors que pour le héros seulement une dizaine d'années s'écoule pendant le roman. Au final, une guerre pour un malentendu et pour le protagonniste principal un décalage avec une société qui lui est devenue inconnue...

 

4- La Startégie Ender de O.S. Card (roman)

Prix Hugo et Prix Nebula

Sans doute un des plus violents émotionnellement. La Terre est en conflit avec un espèce extraterrestre qui possède des similitudes avec nos insectes ( dans la veine de Starship Troopers). Au nom de l'effort de guerre, des enfants aux facultés spéciales sont utilisés pour affronter cet ennemi... et le détruire. L'un d'entre eux est Ender.

Ce roman traduit une réalité bien sombre : la manipulation et la corruption des jeunes influençables à souhait et aisément manipulables. Un roman culte.

 

5- Battlestar Galactica de R. Moore (série TV)

Peabody Award, Prix Hugo ( et 4 autres nominations au Prix Hugo)

17 Prix et 20 autres nomminations

La Guerre en SF

Une vision réaliste de la guerre. Dans cette série dotée de 4 saisons à la mythologie forte, la race humaine est presque anéantie, et les robots en chasse cherchent à finir le travail.

La guerre crée des réfugiés, provoque des génocides, utilise des enfants,... Malgré l'espoir qui émaille quelques épisodes et le développement de sentiments forts entre les "héros" ( parfois pathétiques), aucune concession à la noirceur du conflit.

Une série à voir.

Mon avis plus détaillé ici.

 

6- Dune de F. Herbert ( roman, et le film)

La Guerre en SF

Inutile de présenter cette oeuvre mondialement connue et décortiquée. Dune est le Planet-Opéra par excellence. Indéniablement, il a sa place dans cette liste d'oeuvres incontournables aussi bien le roman d'Herbert que le film de 1984 (ou la mini-série de 2000). Herbert explore entre autre les motivations de ce conflit : l'épice, l'attrait du pouvoir, la rancune ainsi que les jeux subtils du pouvoir et des alliances.

Prix nebula et Prix Hugo

Le film - culte lui aussi

 

la mini série, fidèle au roman, mais manquant d'un petit plus :

 

7- La Forteresse des Etoiles de J. Cherryh (roman)

Prix Hugo

 

La Guerre en SF



Ce "Planet Opera" oppose 2 blocs idéologiques - sur fond de guerre froide. Entre les deux belligérants, un station orbitale et un planète peuplée d'être intelligents, pacifique et recouvert de fourure.  Cette station devient de point stratégique et subit la situation.

Cherryh nous offre une belle réflexion sur la technologie, les ravages et les excès de la guerre, la liberté et l'autodétermination. Parfois, le style de l'auteur est un peu rude.

 

8- Pas de Trêve pour les Rois de P. Anderson (nouvelle)

La Nouvelle est tirée de "Le Chant du Barde" de Poul Anderson.

La Guerre en SF

Prix Hugo

Une nouvelle des annèes soixante qui n'a pas veillie. Poul Anderson choisit de traiter d'un conflit dans une Amérique post-nucléaire. Ce conflit presque perdu d'avance oppose un groupe de miltaires rebelles -plus ou moins organisés- à leur hiérarchie et dans un degrés moindre leurs politiques. Il s'agit d'une lutte contre l'abrutissement et la liberté - dont la liberté de d'expression.

Pour cet auteur aussi, et ce roman en particulier, y apposer une étiquette de fmilitariste, de asciste ou tout autre qualificatif s'apparentant à "réactionnaire" serait passer à côté du propos de l'auteur.

 

9- Le Veil Homme et la Guerre  de J. Scalzi(roman)

Un roman qui n'est pas sans rappeler le roman de Heinlein cité plus haut. Un homme de 75 ans s'engage dans l'armée. Il sera le pilote d'une arme super sophistiquée et mortelle. Là cessent les similitudes. Scalzi dépeint un guerre trsè brutale, violente aussi bien dans ses assauts que dans la psychologie des personnages. Mais c'est la trilogie de Scalzi qui forme un tout abouti, réfléchi et mature.

 

10- Barrayar de L. McMaster Bujold (roman)

La Guerre en SF





Prix Locus et Prix Hugo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce tome, le lecteur découvre enfin Barrayar. Une civilisation qui conjugue avec une certaine rigidité des archaïsmes féodaux - où la femme s'apparente parfois à une poule pondeuse ou à un bibelot - , avec un système de caste slave - les vors-, le tout saupoudré de paranoïa soviétique. Cet opus est parfaitement maîtrisé, riche en ambiance et en événements.

Ce Space opéra flamboyant, est également un roman d'aventure, d'amour,  et foisonne  d'intrigues politiques, de vaisseaux spatiaux, de combats,  des hommes et des femmes, et surtout une femme...

 

Une courte analyse.

 

Les adversaires des protagonnistes peuvent se classer en deux grandes catégories. D'une part, l'humanité face à des "bestioles" ( Starship Troopers, Ender, La Guerre Eternelle, La Guerre des Mondes) et d'autre part, les humanoïdes et humains ( BSG, Dune, Barrayar, La Forteresse des Etoiles, Pas de Trêve pour les Rois).

Généralement, les premières oeuvres permettent au lecteur de s'identifier plus aisément aux héros humains. La critique de la guerre et de ses consèquences n'en est pas moins présente mais, elle n'est pas centrale dans l'oeuvre. L'auteur s'attache alors à porter sa réflexion sur d'autres points également : l'organisation sociale et religieuse, les relations humaines, critique de la dérive politique, ect... Ainsi, Ender dénonce clairement l'utilisation des enfants dans les conflits, par exemple.

Pour la seconde catégorie dans laquelle s'affronte des humains ou humanoïdes, la prise de position est moins aisée. L'effet répulsif des bestioles n'existe pas. Aussi, il est plus délicat de s'associer avec les méfaits parfois commis par les humains, les exactions projettés ou les génocides planifiés (BSG). La critique de la guerre est alors plus virulante, et la réflexion s'axe davantage sur ce thème, sans toutefois écarter les autres sujets.  C'est égalment une étude peu reluisante de l'être humain dans toute sa non-splendeur.

 

La SF ne se résume pas à une étude ethonologique ou une thèse philosophique (quoique...). L'élément  qui les différentcient est évidemment la technologie plus ou moins futuriste. Passé sous silence c'est aspect ici serait quelque peu "maladroit".

Les auteurs font preuve d'imagnation pour décrire le futur de l'espèce humaine, et les technologie présente dans les romans sont globalement vraissemeblable, notamment dans La Guerre Eternelle dans lequel Haldeman met en application la théorie de la relativité d'Einstein. Dans Starship Troopers, Heinlein utilise ses connaissances et son expérience militaire, pour décrire une société en conflit, mais imagine également une armure du futur pas si fantaisiste que l'on pourrait croire. L'autre alternative utilisée trouve sa source dans les mythes du genre : le voyage plus rapide que la lumière, la gravité artificielle sans rotation, les communications instantannées, ect...

Mais, le propos n'est guère dans ces éléments. Il se situe dans le bond technologique lui-même, le progrès et leurs dangers (BSG,  La Guerre des Mondes, ...) Une lecture au premier degré s'orienterait vers une dénonciation, très à la mode ces temps-ci, de cette course incessante vers le mieux technologique. Or, comme tout instrument aux mains de l'homme, son utilisation peut tout autant faire le bien que le contraire. Après tout, une des premières technologie utilisée par l'homme est le feu... qui a fait nombres de ravages.

Un procédé qui renforce les "démonstrations" des auteurs, et que pour tout, il ne faut point blâmer le messager, mais...

Toutefois, il ne faut pas noicir le tableau, l'homme n'est pas uni-dimensionnel. C'est justement l'apport majeur de ces romans :  une critique de l'atrocité et de l'absurdité de la guerre, et une démonstration de la complexité de l'homme.


Qu'en pensez-vous ?

Accessoirement, il est possible d'incorporer deux autres titres :

- La saga Star Trek, avec notamment Deep Space Nine, série TV

- La trilogie Mass Effect, jeux vidéo qui n'hésite pas à plonger ce support dans une autre dimension.

Henri Bademoude 03/10/2012 07:16


Reçois tous mes encouragements pour ce long papier. Je n'ai pas lu tout ça et j'évite le sous-genre belliqueux, même en série télé, mais c'est un travail intéressant. Féloches et continue !

lutin mâtin 07/11/2012 14:53



Merci,


Je continue!