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La Planète des Singes

La Planète des Singes (1963)

Roman de Pierre Boulle

L’auteur:
«La Planète des Singes» est à l'origine un roman de l’ auteur français Pierre Boulle. Ce dernier est né en 1912 à Avignon. Ingénieur de l'Ecole Supérieure d'Electricité, il part travailler dans la culture d'hévéa en Malaisie puis est mobilisé en Indochine en 1939. Il retourne en Malaisie en 1941 où il rejoint les Forces Françaises Libres (FFL) qui se battent contre l'occupation japonaise. Fait prisonnier, il s'évade en 1944 et est rapatrié en France. Après un nouveau séjour en Malaisie et au Cameroun, il se fixe à Paris et se met à écrire.

Résumé :
Une mission d’exploration est expédiée vers un autre système planétaire :  l'étoile Bételgeuse. Le professeur Antelle, son second Arthur Levain et le journaliste Ulysse Mérou, observent à la surface de l'une des planètes des signes de la présence d'une civilisation avancée : routes, agglomérations, super-structures, etc..
Une fois à la surface, les 3 explorateurs découvrent avec surprise l’espèce dominante : trois espèces simiesques parfaitement bipèdes, doués de la parole, maîtrisant les sciences, possédant une organisation sociale, politique et religieuse. 

Ils remarquent également l’existence d’une autre espèce bipède dépourvue de fourrure qui ressemble étrangement aux êtres humains. A l’inverse de la Terre, ces humains ne sont guère évolués, et servent d’esclaves, d’animaux de compagnie au mieux et le plus souvent de sujets d’expériences.

Critique :
Avec un texte assez court et relativement simple, le lecteur pourrait être en présence d’un roman de SF bien tenu, agréable mais un brin naïf. Il n’en est rien. Pierre Boulle nous pousse à la réflexion sur divers thèmes relativement «universels» :  la hiérarchie sociale, la place et l’imbrication de la religion dans cette organisation, la sexualité et une lointaine contrepartie, la bestialité. Bref, nos différences et nos divergences, avec au final une thématique chère à la SF : l’humanité.

L’écriture de Boulle sans fioritures, simple (et non simpliste) est efficace. Il nous propose le point de vue d’un observateur extérieur grâce aux positions respectives des hommes et des singes. Effectivement, difficile de s’identifier à l’un ou à l’autre tant nous semblons en être éloignés et cet artifice permet au lecteur de poser sur les protagonistes et cette société un oeil objectif, curieux et intéressé.
Sans - paradoxalement - en être réellement surpris, sans être finalement réellement étranger à tous ces comportements.

La chute finale, quant à elle... est ironique ?

 

Pour les Challenges :

 

Adapte moi si tu peux

 

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