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Unfinished Buisness - (BSG S3-09)

Une question demeurait en suspend depuis le dernier épisode de la saison 2. Qu’était-il advenu de la relation entre Lee et Kara ? Pourquoi ces rapports froid et distant ?

BSG nous entraîne cette fois-ci sur un chemin différent, un épisode orienté vers l'introspection et l’étude des personnages. Il est difficilement qualifiable, certainement pas un épisode fil rouge destiné à faire progresser l’intrigue, ni un pur stand-alone tant les événements et les interactions entre les personnages ont et vont impacté cette saison 3.

Et les combats de boxe, contrairement au match d’ouverture, entre Lee et Helo, vont rapidement dégénéré en règlements de compte contre l’autre, et surtout contre soi.

                                 

Mais, l'histoire commence un peu avant, sur New Caprica....

1 New Caprica : L’art de se bercer d’illusions
Une image à l’opposée de l’univers habituel de BSG, c’est l’optimisme et l’espoir qui dominent cette époque sur la terre ferme de NC. C’est le temps de la fête, du rire et de l’amour. Ce qui reste de l’humanité semble nager dans le bonheur, et les cylons sont si loin, si absents...

                                   

Et tous veulent y croire. Tous. En passant du Président Baltar, à l’amiral, Laura Roslin, Tigh, Lee, Kara, etc.

                                    

C’est un nouveau départ, et ayant connu la fin du monde, le danger le plus périlleux et une traque sans fin, ils plongent tous dans cette aventure. Chacun d’entre eux, chacun d’entre nous, ne désire au fond de soit que le bonheur, la paix et la prospérité. Alors quand, cela se présente enfin, après le cataclysme, ils saisissent cette opportunité sans arrière pensée, et peut-être au détriment du sens des réalités.

Effectivement, la scène d’inauguration ne fait pas qu’inaugurer un nouveau bâtiment, maisune nouvelle ère. Alors, pourquoi ne pas en profiter, pour faire une pause, pourquoi ne pas envisager que tout est bien fini ! Après toutes leurs dures épreuves, ne l’ont-ils pas méritée ?

                                   

2 Relation entre les personnages : L’art d’aimer.

Tigh et Ellen, pas l’intermédiaire d’une apparence assez brève parviennent à nous émouvoir de leur amour profond, et solide.

                                      

Roslin et Adama, nous offrent des scènes d’une grande subtilité et complicité, si justes et si brillantes. Elle flirte avec lui ouvertement !!!

                                             

“Adama: I've got people that want to get off the ship and move down here.
Roslin: Can't say I blame them. I mean what are you going to do?”

                                         

Bref, Bill est loin d’être insensible à son charme. Il remarque la superbe robe rouge, l’apprécie ouvertement tant par son regard que par ses mots. Et, ils ne sont pas loin d’envisager une relation amoureuse.  

                                            

A la fin du combat d’Adama, inversement à « Ressurection Ship 2 », c’est Roslin qui le soutient…

                                        

Kara, Lee, Dualla, Anders

Je crois qu’à la fin de cet épisode, ni Anders, ni Dee n’ont la moindre illusion sur les raisons de leur mariage.

                                      

Kara est une combattante dans l’âme et son seul moyen de s’exprimer se trouve dans le combat. Elle succombe à son amour et/ou attraction pour Lee, puis adopte un comportement typique : elle fuit ses sentiments, blesse Lee pour qu’il se détourne d’elle et épouse un homme pour de mauvaises raisons. A priori, elle ne se considère pas digne d’amour.

                                  


Lee, ne fait guère mieux…. Quel âge a-t-il ?

                                         

Leurs échanges sont travaillés de manière diamétralement opposée. D’un côté, ils parviennent enfin à se trouver, et à se découvrir, mais c’est pour s’infliger de plus grandes douleurs. Et la scène finale est une de leurs plus belles ensembles, un aveu en soi.

     

3 Le leadership : L’art de commander

La scène de combat entre Adama et  Tyrol est très forte, difficile à regarder à la fin. Je reste persuadée que ce dernier est à la mesure de l’Amiral, mais qu’il se laisse malmené dans un double but. Premièrement, il a besoin de se punir, se sentant responsable, coupable d’avoir baisser sa garde, et deuxièmement, il faut qu’il montre à son équipe, qu’il n’est pas infaillible, que lui aussi est vulnérable.

 

C’est le terme de l’arc de la saison 3 pour Adama, il a engrangé toute cette culpabilité (Héro, le montre clairement), mais maintenant il faut crever l’abcès, partir sur de nouvelles bases.

                    

Le discours qu’il fait à son équipage est une nouvelle fois poignant et emblématique. Il a failli à sa tâche. En tant que chef, leader, il est devenue trop abordable. Il a laisse son cœur parler en place de sa raison. (les scènes Adama, Tyrol et Cally). Un chef ne peut pas être trop dur, mais, l’inverse est tout aussi vrai. Le chef est seul.

                     

En outre, ce discours ne se contente pas uniquement de le mettre en cause. Ainsi, à l’image de toute institution militaire, le leadership se décline aux échelons inférieurs, à toute personne en position de responsabilité. C’est également une faillite collective.

Tyrol le comprend immédiatement, et s’empresse de rejoindre son personnel pour réparer le raptor.

 4 Mythologie BSG : L’art de BSG

 Cet épisode n’offre pas la même richesse du point de vue de l’intrigue propre à nos fuyards, cependant, il parvient à être très intense et riche.

 Nous noterons qu’ils doivent posséder une législation plus bienveillante en matière de drogue douce…. Adama et Roslin fument des pétards made in NC. Un point que les auteurs de BSG ont du défendre bec et ongles auprès de la chaîne !

                               

Le thème cher à Moore, l’arc d’Adama, qui en fait débute dans la saison 1 pour s’exprimer pleinement dans la saison 3. Peut-être verrons nous dorénavant, un Amiral plus équilibré entre son amour pour sa famille et les devoirs de sa charge ?

5 Les plus et les moins

 Pas une seule scène de Sci Fi ! Les batilles commencent à me manquer.

Les interprétations sont magnifiques.

Les personnages secondaires sont bien présents et consistants.

Tigh et Adama ont une seule courte scène mais, très éloquente de leur amitié retrouvée.

L’image est pour une fois très gaie et colorée et souligne bien cette période d’espoir et d’optimisme. Parfaite.

 Je suis surprise que William Adama passe à côté du désarroi de son fils…

                                          

Un épisode un peu trop axé sur la relation entre Lee et Kara, il serait préférable d’avoir un peu plus de modération et de profiter de belles scènes entre eux tout au long de la saison, pour ne pas lasser, et puis un peu d’attente n’est jamais mauvais. 

 

En conclusion

Cet épisode va difficilement contenter les purs et durs de la SF, en revanche, pour les autres pour qui les relations entre les personnages sont une partie incontournable de BSG, il les ravira.

 Il est culotté, magnifiquement interprété, l’image, la musique et la mise en scène sont à la hauteur des interprétations.

 Un épisode où finalement, l’optimisme domine.

 


Acteurs :                          2/2

Scénario :                         2/2

Direction :                        1/2                                     

Mythologie BSG :              1/2

Originalité :                      1/1

 

Son, photo :                     1/1


          Note générale : 8/10